Résumé - Summary


Entre 1854 et 1881, L’Empire Ottomane est passé par une des phases les plus critiques de l'histoire de ses relations avec des puissances européennes. Commençant par le premier emprunt étranger contracté en 1854, ce processus a été au commencement dominé par un niveau modeste de l'endettement, ajouté aux tentatives sporadiques et sans importance par des pouvoirs occidentaux d'imposer un certain contrôle de la viabilité de l'opération. À partir de 1863 dorénavant a commencé une seconde et une phase beaucoup plus intense, qui ont par la suite mené à un effet accélérant les dettes accumulées. La faillite formelle de l'empire en 1875 a eu comme conséquence l'effondrement du système entier. Cette faillite était un des accidents financiers les plus spectaculaires de la période. Seulement six ans après, en 1881, une solution a été trouvée dans l'organisation de l'administration de dette publique de L’empire Ottomane. Cette organisation prenait à la source une grande partie de revenus de l’état. Le nouveau système a reconstitué la stabilité financière de l'empire, mais a profondément modifié ses rapports de force avec l'Europe en imposant une forme de gestion étrangère qui aurait été impensable seulement des dix ou vingt années plus tôt.

 En 1914, au début de la 2eme Guerre Mondiale, la dette l’empire Ottomane s’élevait à 142,2 millions sterling. 83% de cette dette était envers La France, 21% en vers l’Allemagne et 14% envers L’Angleterre. Malheureusement l’Empire Ottomane au lieu d’investir cette argent dans les voies ferrées, infrastructures, organisation des Docs et Quais, ou autres activités qui auraient pu rapporter des revenus a surtout dépensé cette argent, donc le retour sur investissement a été marginal. Quand le moment de payer les Intérêts arrivait, d’autres nouvelles dettes ont étaient contractées, et c’est ainsi que l’Empire Ottomane s’est fragilisée.

 En 1923 la jeune République Turque a accepté de rembourser la dette de l’Empire Ottomane mais a aussi souhaité regagner son indépendance économique sans qu’il y ait un quelconque contrôle sur ses agissements (Traitée de Lausanne).  Il y’avait aussi la question des dettes contractées pour  améliorer le niveau de vie des 16 pays qui avaient gagné leur indépendance et qui allaient profiter de ses investissements (infrastructures de Gaz, Electricité, voies Ferrées, Tramways,…), donc La république Turque a demandé à ce que le remboursement de la quotte part de la dette leur soit attribuée. En 1925 lors de la Conférence de Paris la dette de la République Turque a été revue à la baisse pour cette raison. La Turquie devait donc rembourser 62% de ses dettes d’avant 1912 et 77% des dettes après 1912.

 Le 25 mai 1954, La République Turque a enfin fini de payer l’intégralité de la dette de l’Empire Ottomane. Quel coïncidence que la première dette avait contractée en 1854, donc ce cauchemar aurait duré 100 ans.

Between 1854 and 1881, the Ottoman Empire went through one of the most critical phases of the history of its relations with European powers. Beginning with the first foreign loan contracted in 1854, this process was initially dominated by a modest level of indebtedness, coupled with sporadic and inconsequential attempts by western powers to impose some control over the viability of the operation. From 1863 on began a second and much more intense phase, which eventually led to a snowballing effect of accumulated debts. The formal bankruptcy of the Empire in 1875 resulted in the collapse of the entire system in one of the most spectacular financial crashes of the period. It was only six years later, in 1881, that a solution was found in the establishment of the Ottoman Public Debt Administration that would control a large portion of state revenues. The new system restored the financial stability of the Empire, but profoundly modified its rapports de force with Europe by imposing on it a form of foreign control that would have been unthinkable only ten or twenty years earlier.

In 1914, at the beginning of the 2nd World war, the debt the Ottoman Empire rose to 142,2 sterling million. 83% of this debt was towards France, 21% in towards Germany and 14% towards England. Unfortunately Ottoman Empire instead of investing this money into railways, infrastructures, organization of docs, or other efficient activities which could have brought back incomes, spent this money, therefore the return on investment was marginal. When the moment to pay the Interests arrived, other new debts were contracted, and thus the Ottoman Empire weakened.

In 1923 the young Turkish Republic agreed to refund the debt of the Empire but also wished to regain its economic independence without controls (Dealt with Lausanne). There was also the question of the debts contracted to improve the standard of living of the 16 countries which had gained their independence and which were going to benefit from its investments (Gas infrastructures, Electricity, Railways, Tramways,…), therefore the Turkish republic required that these countries (Greece, Syria, Romania,…) refund these debts. In 1925 during the Conference of Paris the debt of the Turkish Republic was re-examined and diminished for this reason. Turkey had to refund 62% of its debts of before 1912 and 77% of the debts after 1912. On May 25 of 1954, the Turkish Republic finally finished paying the entire Ottoman Empire’s debt. Which coincidence, the first debt had contracted in 1854, therefore this nightmare would have lasted 100 years.

EDHEM ELDEM
Boğaziçi University, Department of History, Bebek, 34342 Istanbul


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